Le Souffre. Cela fait 2 mois, bientôt 3 que nous nous sommes établis dans cette ancienne mine, et je ne me suis toujours pas accommodé à l'opacité du souffre. Bientôt je serais de garde. Je pourrais contempler le ciel tacheté d'argent d'Edenuglen. Cette région est connue pour ses danses d'étoiles, ses valses célestes où les poussières divines semblent vivantes. Le sommeil m'est devenu un luxe, comme si le repos devait se payer. N'en ai-je pas les moyens? Ou serait-ce ma fonction d'assassin qui garde sans arrêt mes sens en éveil? La peur. La peur de voir ces cauchemars revenir, ces éclats de passé où une pluie de sang glisse sur mon visage, où la Lune reste mon seul complice, mon seul témoin.
Armé de ma dague, j'arpente les ruelles d'Antenos, la cité des voleurs, le refuge des hors-la-loi qui viennent chercher la protection des guildes. Ma cible ne s'est pas rendu compte de ma présence, malgré sa méfiance. Tel un loup qui attend le bon moment, je me tapis dans l'ombre, guettant la moindre faille. Le coin de la rue approche, mes pas se font plus rapides, toujours aussi discrets. La lame pénètre le corps de ma victime, le sang chaud coule sur ma main. La démarche tremblante, ma victime finit par tomber sur les pavés irréguliers de la ville. La lumière de la nuit se reflète sur cette tache sanguine. Mon travail est terminé, ou presque. Il me suffit de dépouiller le cadavre de ses biens, avant que d'autres ne le fasse. Je m'approche de son visage, figé par un rictus. Ses yeux rouges me fixent, comme s'ils pouvaient pénétrer mon âme. La situation m'est difficile à supporter. Je me dépêche, arrachant la bourse situé à sa taille. Je n'ai plus rien à faire ici. Sur le départ, une chose m'agrippe la jambe. Celui que je pensais pour mort ne l'est pas. Mon corps bascule et chute lourdement sur la pierre...
- Aaron...Aaron!
Je sursaute, je m'étais assoupi. Cela paraissait si réel...
- Qu'est ce qu'il y a, Kélian?
Un homme d'une vingtaine d'années se tenait devant moi. Je ne voyais que quelques traits de son visage, éclairé par la torche qu'il tenait à la main, mais l'on devinait sa stature impressionnante dans la pénombre de la mine.
- C'est ton tour pour la garde. C'est plutôt calme. Parfois quelques cris gutturaux des ours de la Forêt du Nord, mais rien d'autre. Laisse-moi me reposer à présent, demain nous avons une longue route à faire.
Sans un mot, je pris ma cape. Kélian ne connaissaient pas l'existence de ces cauchemars. Par ailleurs personne ne le savait dans le groupe. Qui se serait occuper de ces futilités, alors que notre but était bien plus important. Il fallait trouver l'ennemi, qui devait maintenant être au complet. Enfin au complet... leur pièce maîtresse leur faisait défaut. Leur Reine. J'étais de nouveau seul, le regard posé sur la Lune, cet astre qui m'accompagnait dans les rues oniriques d'Antenos.
Armé de ma dague, j'arpente les ruelles d'Antenos, la cité des voleurs, le refuge des hors-la-loi qui viennent chercher la protection des guildes. Ma cible ne s'est pas rendu compte de ma présence, malgré sa méfiance. Tel un loup qui attend le bon moment, je me tapis dans l'ombre, guettant la moindre faille. Le coin de la rue approche, mes pas se font plus rapides, toujours aussi discrets. La lame pénètre le corps de ma victime, le sang chaud coule sur ma main. La démarche tremblante, ma victime finit par tomber sur les pavés irréguliers de la ville. La lumière de la nuit se reflète sur cette tache sanguine. Mon travail est terminé, ou presque. Il me suffit de dépouiller le cadavre de ses biens, avant que d'autres ne le fasse. Je m'approche de son visage, figé par un rictus. Ses yeux rouges me fixent, comme s'ils pouvaient pénétrer mon âme. La situation m'est difficile à supporter. Je me dépêche, arrachant la bourse situé à sa taille. Je n'ai plus rien à faire ici. Sur le départ, une chose m'agrippe la jambe. Celui que je pensais pour mort ne l'est pas. Mon corps bascule et chute lourdement sur la pierre...
- Aaron...Aaron!
Je sursaute, je m'étais assoupi. Cela paraissait si réel...
- Qu'est ce qu'il y a, Kélian?
Un homme d'une vingtaine d'années se tenait devant moi. Je ne voyais que quelques traits de son visage, éclairé par la torche qu'il tenait à la main, mais l'on devinait sa stature impressionnante dans la pénombre de la mine.
- C'est ton tour pour la garde. C'est plutôt calme. Parfois quelques cris gutturaux des ours de la Forêt du Nord, mais rien d'autre. Laisse-moi me reposer à présent, demain nous avons une longue route à faire.
Sans un mot, je pris ma cape. Kélian ne connaissaient pas l'existence de ces cauchemars. Par ailleurs personne ne le savait dans le groupe. Qui se serait occuper de ces futilités, alors que notre but était bien plus important. Il fallait trouver l'ennemi, qui devait maintenant être au complet. Enfin au complet... leur pièce maîtresse leur faisait défaut. Leur Reine. J'étais de nouveau seul, le regard posé sur la Lune, cet astre qui m'accompagnait dans les rues oniriques d'Antenos.


